Futerro, le lancement de l’ingénierie de sa future bioraffinerie européenne.
Futerro, société belge spécialisée dans la production d’acide lactique, de lactide (deux biomolécules plateformes) et de PLA (acide poly-lactique), donne le coup d’envoi de l’ingénierie et de la conception finale de l’Avant-Projet Détaillé (APD) de sa future bioraffinerie européenne qui sera implantée à Saint-Jean-de-Folleville entre Rouen et le Havre (76).
L’entreprise a fait appel à l’expertise technique française du Groupe Ingérop, pour finaliser les autorisations environnementales et de construction qui devraient être soumises aux services de l’Etat d’ici les prochains mois.
Au travers de son projet alliant diverses technologies (fermentation, polymérisation et recyclage), Futerro vise à développer une filière de chimie verte et polymères renouvelables, réduisant l’empreinte carbone de l’industrie française dans un objectif non pas uniquement de décarbonation, mais de défossilisation.
« Ce projet porte de grandes ambitions qui se reflètent désormais également par l’engagement de nos partenaires : celle de contribuer à réinventer le secteur de la chimie verte en Europe, celle de participer à la transition écologique de l’industrie, et celle de maintenir un secteur industriel fort et résilient. Nous sommes ravis de collaborer avec Ingérop, le groupe Eiffage et Ataub sur ce projet et convaincus que nos expertises communes apporteront une collaboration enrichissante et fructueuse tout en garantissant de tenir les délais envisagés. » déclare Frédéric Van Gansberghe, Président-Directeur Général et fondateur de Futerro.
Vers la concrétisation : une étape clé pour la bioraffinerie
Le projet est lancé : il ne s’agit plus d’une ambition, mais de l’implantation future et réelle de la première bioraffinerie européenne intégrée, sur la zone industrielle et portuaire de Port-Jérôme, à Saint-Jean-de-Folleville, sur l’axe Seine entre Rouen et le Havre. Ce complexe de chimie verte comprendra une unité d’acide lactique transformant des matières premières agricoles françaises et durables, une unité de conversion en lactide et PLA ainsi qu’une unité de recyclage chimique et mécanique de PLA.
Le lancement des travaux d’ingénierie, ayant débuté en janvier 2025, représente une phase cruciale pour l’avancée du projet. Il permettra à Futerro de définir les bases de sa bioraffinerie et de confirmer ses choix techniques et industriels. Parallèlement, l’entreprise établira les coûts détaillés estimés avant le lancement officiel de la construction, dont la première pierre est envisagée courant de l’année 2026 avec une mise en production en 2028.
Une synergie inédite d’expertises au service d’un projet industriel innovant et inédit
Un pôle tricéphale piloté par Ingérop pour la réalisation des études de construction inclut les entreprises françaises Eiffage et Ataub. Ingérop intervient particulièrement sur les études de conception de l’ensemble de l’ouvrage, hors procédés de fabrication qui restent à la charge de Futerro.
L’expertise de chacun combinée à l’expérience et à la connaissance technique des équipes de Futerro, éprouvées à travers le monde, permettra une réalisation du projet dans les délais souhaités et les meilleures normes environnementales et de sécurité européennes.
« La France reste un pays attractif pour les investissements industriels internationaux et nous sommes convaincus que l’excellence et l’expérience de l’ingénierie française peuvent apporter une réelle valeur ajoutée afin de soutenir la transition industrielle française. Accompagner l’installation de Futerro dans notre pays est, en ce sens, une fierté pour Ingérop. Ce projet, reconnu par la Commission Européenne comme une initiative de transition pour l’industrie chimique, nous permet de contribuer à la réindustrialisation verte de la France en mettant au service de Futerro toute notre expertise en matière d’études d’impact, de conception de bâtiments, d’aménagement d’infrastructures de transport et de logistique, d’infrastructures énergétiques, hydrauliques mais aussi d’écologie ou de sécurité réglementaire. » souligne Yves Metz, Président du groupe Ingérop.
Eiffage, au travers de ses filiales Eiffage Construction et Eiffage Génie Civil, est fier d’apporter son expertise de concepteur-constructeur à la conception de ce projet industriel d’envergure. Ce dernier présente de forts enjeux techniques, méthodologiques et environnementaux donnant l’opportunité au groupe Eiffage d’exprimer ses savoir-faire. L’implication très en amont du Groupe permet, en étroite collaboration avec les maîtrises d’oeuvre Ingérop et Ataub, de sélectionner les meilleures solutions pour répondre aux besoins de Futerro tout en maîtrisant l’économie de projet.
« Le caractère pluridisciplinaire du projet qui mêle process industriel innovant, multimodalité, décarbonation et l’enjeu de réindustrialisation du pays qu’il adresse, rendent ce projet extrêmement motivant pour nos équipes » Nicolas Mader, Directeur de projet Eiffage Construction
Enfin, l’architecte Ataub, basé à Rouen et le Havre, apporte à l’équipe sa connaissance du contexte et son expertise en matière d’aménagements et de bâtiments tertiaires et industriels pour l’élaboration des composantes bâtimentaires du projet et pour la mise en place des dossiers règlementaires (Permis de construire et dossier environnemental).
« Déjà très présent sur le secteur de Lillebonne, ATAUB est très heureux de pouvoir s’investir dans les projets d’industrie d’avenir aux côtés de partenaires fiables avec lesquels se sont instaurés un réel esprit d’équipe et une intelligence de travail en commun ». Alexis Korganow, Associé Ataub
Cap sur la chimie verte, une ambition en accord avec les récentes positions européennes.
Futerro a donc franchi une étape décisive dans le développement de son projet, fort du soutien de l’ensemble de ses partenaires. Cette initiative industrielle novatrice s’inscrit d’ailleurs en parfaite adéquation avec les ambitions du Pacte Vert européen. A ce titre, le « Clean Industrial Deal » publié fin février 2025 rappelle l’urgence de s’éloigner des matériaux fossiles et le caractère vital d’obliger l’utilisation de nouvelles sources de matières premières comme celles biosourcées pour remplacer, par exemple, les plastiques fossiles. En transformant le paysage industriel normand, français, et européen, traditionnellement pétrochimique, cette bioraffinerie pionnière marque l’avènement d’un acteur majeur de la chimie verte et symbolise une mise en oeuvre concrète de la transition écologique et industrielle.